NAN PAL

Acyclonucleosides phosphonates (ANP) actifs sur Plasmodium falciparum

Etablissement(s)

Laboratoire(s)

Institut des Biomolécules Max Mousseron (IBMM) Equipe : Nucléosides et Effecteurs Phosphorylés Dynamique des Interactions Membranaires Normales et Pathologiques (DIMNP) Equipe : Plasmodium & Toxoplasma : membrane biogenesis and host cell parasite interactions

PI

Brevet

Partenariat recherché

Licence

Contexte

En 2017, l’OMS a estimé que le paludisme était responsable de 219 millions de cas et de 435 000 décès. Les principaux moyens de lutte contre le paludisme sont d’une part la lutte anti-vectorielle et d’autre part les traitements médicamenteux à base d’artémisinine. Cependant, depuis 2015, on note l’absence de progrès significatifs dans la lutte antipaludique. La résistance des vecteurs aux insecticides et des parasites aux traitements constitue un problème récurrent mettant en péril le progrès déjà accomplis. En effet, dès 2013 une résistance à l’artémisinine (antipaludique de dernière génération) a été signalée dans plusieurs pays du bassin du Mékong (Asie du sud-est). De plus, aucun vaccin n’assure, à ce jour, un niveau de protection suffisant. Il est donc crucial de mettre au point de nouveaux moyens préventifs et des traitements curatifs qui permettront à plus ou moins long terme d’éradiquer cette maladie.

Bénéfices

Les analogues de nucléos(t)ides sont une classe de composés particulièrement développée en chimiothérapie antivirale, où elle représente 1/3 des composés approuvés par la FDA durant les 50 dernières années. A titre d’exemple, la découverte des acyclonucléosides phosphonates (ANPs) a marqué le début d’une nouvelle ère dans la lutte contre les infections virales liées notamment au virus de l’immunodéficience humaine (VIH), du virus de l’hépatite B (VHB) ou encore du cytomégalovirus (CMV). Plus, récemment cette famille de dérivés s’est également avérée capable d’interférer avec d’autres pathogènes comme par exemple celui responsable du paludisme. L’équipe NuEP étant engagée depuis de nombreuses années dans la conception et la synthèse d’analogues de nucléotides, nous avons réalisé la synthèse et l’étude de nouveaux ANPs et identifié une série de composés capables d’inhiber la prolifération de Plasmodium falciparum, l’agent du paludisme, en culture cellulaire. En collaboration avec le DIMNP,des résultats particulièrement prometteurs ont été obtenus. L’atout principal de cette famille de molécules inédites est une activité antipaludique significative en culture cellulaire (de l’ordre du nanomolaire) et in vivo (modèle murin).

Applications

Paludisme